Archives de Catégorie: Argentine

Derniers pas à Buenos Aires

Aujourd’hui, nous avons arpenté les marchés dominicaux de la capitale  sous un beau soleil et des températures estivales.

Ce soir, petit resto en terrasse  et dégustation de  nos derniers « bife de chorizo ».

Demain, si la météo à Londres le permet, nous prenons l’avion direction la maison après plus de sept mois passés sur les routes.

Choc thermique estimé: 30°C et consommation prévue de vin à l’arrivée +/- 2 litres, à nous le camembert et la baguette!

Publicités

Attention aux chutes

Nous avons quitté la chaleur de Buenos Aires pour la moiteur tropicale d’Iguazu à la frontière entre Argentine, Brésil et Paraguay. Encore un petit crochet de 20 heures de bus pour voir un des candidats aux 7 merveilles de la nature, les chutes d’Iguazu.

En premier, on a découvert les chutes du côté brésilien entre des russes en goguette et des écoliers brésiliens, un curieux mélange pas vraiment heureux. De ce côté, on a un beau point de vue d’ensemble mais nous n’avons pas été si impressionnés que ça par la puissance des chutes.

Par contre, le spectacle des brésiliennes de 6 ans posant comme des bimbos et des couples russes « la belle et la bête » était intrigant. Définitivement si tu es un homme fortuné, gros, moche et con, la Mère Russie te permettra de trouver une femme belle. Bref, un peu déçus par cette première journée.

Le lendemain, on retente l’aventure du côté argentin en arrivant tôt. Nous sommes agréablement surpris par la largeur des chemins et profitons pleinement de beaux points de vue pendant un moment avant l’invasion des tours organisés crachant des centaines de touristes pressés sur des miradors pas faits pour accueillir tant de monde.

Heureusement ils sont réglés comme des horloges et à midi nous nous rendons à la Garganta del Diablo, une passerelle à quelques mètres de Salto Union. La chute la plus puissante d’Iguazu est fascinante, on ne peut pas apercevoir le pied tellement la vapeur d’eau est omniprésente.

Nous nous perdons dans la contemplation pendant un bon moment avec en bonus un arc-en-ciel. Cette fois, nous avons été impressionnés.

De retour en Argentine !

Après nous être remis de notre trek, nous avons quitté le Chili, direction la Patagonie Argentine et la ville de El Calafate. C’est à 80 kilomètres de là que se trouve un des glaciers les plus grands et les plus accessibles du monde, le Perito Moreno. Nous appréhendions un peu la foule mais nous avons pu avoir notre « tête à tête » avec le glacier.

En arrivant tôt, nous avons pris le premier bateau qui s’approche à cinquante mètres du glacier puis nous avons eu la journée pour parcourir à pied un circuit de passerelles offrant également de belles vues. Nous avons vu la couleur du glacier changer en fonction du temps et eu la chance de voir et d’entendre se détacher d’immenses blocs de glace tout en dégustant notre pique-nique.

On s’attendait à un spectacle exceptionnel et on l’a eu, le glacier est gigantesque et on ne se lasse pas de le regarder. A part Jul qui a perdu ses lunettes de soleil et est rentré avec les yeux bien explosés par le contraste.

Notre séjour en Patagonie s’est achevé par un bref passage par Rio Gallegos, ville des premiers pionniers européens dans le grand sud et lieu de naissance du président argentin Nestor Kirchner, décédé il y a un mois. Difficile pour nous de trouver une chambre d’hôtel en raison de la présence de la police présidentielle et des nombreux hommages au défunt. La ville a peu de charme, son principal attrait restera le prix des billets d’avion pour rejoindre Buenos Aires.

Depuis, nous nous baladons dans les rues ensoleillées de Buenos Aires . On est ravis de quitter enfin nos pulls, après 3 mois à longer la cordillère des andes !!!

Dimanche, on a arpenté le marché des antiquaires de San Telmo où on a craqué pour un joli siphon des années 30.

Un siphon ?! Bon, nous non plus on ne connaissait pas cet étrange objet il y a encore quelques jours…C’est une bouteille en verre avec un drôle de bouchon dans laquelle on fabriquait les boissons gazeuses au début du XXème siècle. C’est surtout un bel objet de décoration qui fait fureur à Buenos Aires…et bientôt en expo dans notre cuisine parisienne 🙂

Sur la route des vins de la province de Salta

Nous avons raté notre rendez vous la semaine dernière avec Salta, surnommée « la ville de l’éternel printemps ». Et oui, malheureusement pour nous, on s’est cogné l’hiver avec températures entre 3° et 7°C !On a  passé 2 jours à écumer les musées et les boutiques chauffées en constatant tristement qu’on avait pas assez de pulls.

Cas de force majeur, nous avons dû opter pour un road trip le long de la route des vins de Salta pour se réchauffer… !

Le premier tronçon nous a mené de Salta à Cafayate. La route était magnifique, les vallées succédant aux gorges. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous avons retrouvé le soleil et des températures aux alentours de 20°C en journée .

Arrivés à Cafayate, nous avons entamé notre marathon des visites et dégustations. Réputée « deuxième meilleure région viticole, selon les argentins derrière Mendoza », Cafayate nous a un peu déçus. Les vins proposés à la dégustation étaient majoritairement jeunes et certains carrément mauvais. Seul un des vins goûtés était correct le « Pietro Marini » du domaine El Transito.

Nous avons ensuite pris la direction de  Molinos,  et dans un endroit reculé , là où « le diable a perdu son poncho » comme disent les argentins, nous avons finalement trouvé la bodega Colomé réputée pour la qualité de ses vins d’altitude (les vignes se situent entre 2000 et 3000 mètres d’altitude). Après nos 35 km de piste parcourus en 1h30, nous avons  trouvé le graal : un bon vin argentin ! Le domaine est magnifique, situé dans une vallée au milieu des terres sacrés indiennes. Un propriétaire américain, un œnologue français et des argentins d’origine indienne travaillent ensemble pour produire le 32e meilleur vin au monde d’après le Wine Spectator. On sait pas ce que vaut ce classement mais tous les vins goûtés étaient délicieux. Ca nous a réconcilié avec le vin argentin et Jul avec la piste (çà fait 15 jours qu’on roule sur des pierres ou des sables avec une catégorie A alors fallait bien çà…)

Depuis nous avons refilé vers le nord de Salta en passant par des petits villages coloniaux, bien éloignés de la civilisation et d’internet. Ce matin, on s’est baladé à Salinas Grandes, une grande plaine saline côté Argentin. Eblouissant tout ce blanc et bleu…