Archives de Catégorie: Bali / Lombok

Le(s) jour(s) le(s) plus long(s)

Autant le dire tout de suite, nous sommes fiers d’avoir réussi à atteindre le sommet du Gunung Rinjani. Mais nos corps sont littéralement brisés.

Retour sur le programme de ce trek de 3 jours :

1er jour : départ à 7h du matin des îles Gili en bateau puis transfert en calèche puis voiture jusqu’à Senaru (altitude 600m), point de départ du trek. Nous commençons l’ascension à 10h30 dans une forêt tropicale luxuriante.

S’en suivent 5h de marche pour rejoindre le camp de base « Pos 3 » (altitude 2 000m) et notre groupe parti plus tôt le matin. Au passage, quelques rencontres sympas avec d’autres randonneurs qui nous ont offerts les uns un décontractant musculaire (Décontractyl c’est de la balle), les autres leur bâton de marche en nous disant qu’on en aurait besoin. Nous arrivons au camp en forme, avec un bon moral, ayant mis 5h au lieu des 7 prévues.

Nous faisons connaissance avec le reste du groupe : deux finlandais (un frère et une sœur), un couple de hollandais et un anglais. Nous mangeons avidement le nasi goreng (fried rice) préparé par les porteurs en veillant à ce que les singes ne nous piquent rien.

A peine le soleil couché, la température tombe rapidement de 30° à 5°C et on se les gèle ! (surtout Jul parti en short)  Seule solution,  les sacs de couchage et la tente. Et là impossible de trouver le sommeil, il fait toujours très froid, les tapis de sol ont la même épaisseur que du Sopalin, un ronfleur hors compétition s’en donne à cœur joie et on entend tous nos voisins de tente se rouler dans tous les sens pour trouver vainement le sommeil.

2ème jour : Réveil 6 heures du matin avec pancake banane –thé et c’est parti mon kiki.

Ca grimpe sévère…Au bout de 2 heures et demie, le couple d’hollandais abandonne.

On apprend que la hollandaise était enceinte mais que l’agence lui avait dit que ce serait facile ! Une demi heure plus tard, nous sommes récompensés de nos efforts par une vue splendide sur le Rinjani, le lac et un jeune volcan résultant d’une éruption récente. (Altitude 2700 mètres) 3 biscuits et çà repart pour une descente mode via ferrata vers le lac Segara Anak .

Nous arrivons à 13h à des sources chaudes naturelles (alt 1600 m). Mais l’eau bouillonnante ne réussit pas à nous décontracter complètement, nous sommes épuisés.

Le déjeuner « soupe de pâte et riz trempé dans le bouillon » nous redonne une pêche d’enfer. Heureusement car l’ascension jusqu’au camp de base du Rinjani (altitude 2600 m) est terrible ! Nous arrivons à 18h juste à temps pour voir le soleil se coucher sur Bali.

Nous aidons le guide à monter les tentes dans l’urgence et nous réfugions immédiatement dedans pour manger, un vent glacial s’étant levé. Bilan de la journée : 11 heures de marche, premières ampoules et grande fatigue.

3ème jour : Réveil 3h du matin, un thé, on enfile les lampes frontales et en avant. Dès le début, c’est difficile. Le terrain est constitué de roche volcanique enfouie sous du sable noir très glissant. Tous les 2 pas, on recule d’un mètre. Nous arrivons sur les rotules sur la crête où le vent redouble de vigueur et nous voyons les premiers randonneurs craquer. Les différences d’équipement sont énormes entre la finlandaise en converse, jupe, paréo et les hardcore trekkers en North Face intégral, masque à oxygène, lunette de protection… Nous sommes entre les deux :  wind-stopper, une paire de chaussette à se partager en guise de gant, une serviette comme écharpe, un collant en dessous du short pour Jul.

Nous longeons la crête sur un chemin de 2 mètres de large, balayé par d’énormes rafales de vent. Rapidement, notre guide se plaint de maux de ventre et nous informe qu’il nous attendra en bas.

Nous poursuivons notre route jusqu’à une nouvelle portion d’une inclinaison surréaliste qui mène au sommet.

Cette dernière partie est inhumaine. Une fille devant nous tombe à genoux en pleurant. Grâce à la rencontre d’un vrai guide qui nous encourage, nous trouvons une force insoupçonnée pour atteindre le sommet  à 3726 mètres. Océane, à bout de force tombe dans les bras de Julien.

Nous ne profitons que 5 minutes de la vue car nous sommes frigorifiés et le vent menace de nous faire tomber.

Après une descente tout schuss, nous rejoignons épuisés, le camp à 9h45 pour avaler un pancake.

A peine une demi heure de pause et il nous faut rejoindre la civilisation,12 kilomètres plus bas. Chaque pas nous arrache une grimace de douleur et nous arrivons finalement à 17 heures au village.

Bilan : 13 heures de marche, 10 chutes pour Océ, 5 pour Jul, 5 ampoules  taille « pastèque », les genoux ruinés, de la poussière volcanique dans le nez, les oreilles, les yeux et des courbatures XXL.

No pain no gain!

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Quand on aime on ne compte pas…

Cela fait maintenant plus d’une semaine que nous sommes aux îles Gili et on s’y sent particulièrement bien. Les îles Gili ce sont 3 micro-îles : Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air. Nous avons visité consciencieusement chacune d’entre elles.

 Les plages sont magnifiques, l’eau à 30°C et les fonds marins remplis de tortues , de coraux colorés et même de requins.

 

Il y règne une ambiance « très relax », plutôt festive sur Gili T, plutôt Robinson Crusoé sur Gili M bien coupée du monde.

On y circule en bateau mais surtout  à pied ou en charrette car les voitures et  moto sont interdites sur ces bouts de terre.

Nos activités se limitent à la plongée, au snorkeling, un peu de marche et beaucoup de farniente. Les bungalows face à la mer coûtent une trentaine d’euros et le must ici c’est la salle de bain extérieure. En fait, c’est vrai que c’est agréable de prendre des coups de soleil sous la douche !

Seule ombre à ce tableau idyllique, les moustiques! Océ est particulièrement appréciée malgré les litres de solutions anti-moustiques dont elle s’imprègne…Elle dénombre actuellement 18 piqûres…

Chaque jour, on a tendance à reporter la date de départ vers Lombok, la grande île située en face.Mais, comme les meilleures choses ont une fin , demain, retour sur Lombok et départ pour un trek de 3 jours afin de tenter l’ascension du Gunung Rinjani, 2ème plus haut volcan d’Indonésie avec guide, porteurs et nuits en tente…

Cartes de Bali et Lombok

Voici les cartes de Bali et Lombok pour mieux suivre notre parcours :

Bumbu Bali Cooking Team

Comme la cuisine indonésienne est excellente et  jul est un peu maigrichon, nous avons décidé de prendre un cours de cuisine balinaise pour le remplumer.

La journée a commencé à 9h par une visite au marché pour que l’on nous fasse découvrir les épices et les légumes locaux. Retour au restaurant à 10h pour entamer le marathon culinaire. Nous avons en effet réalisé et dégusté 7 recettes en 3h30 :

Base Gede : sauce balinaise qui accompagne quasiment tous les mets à base d’échalotes, piments rouges, piments verts, gingembre, racines locales (galangal et tumeric), poivre, coriandre, huile…

Sayur Urab : fricassée de légumes à la noix de coco

Tuna Sambal Matah : steaks de thon à la sauce balinaise

Tempe Manis : délicieux gâteaux de tofu fermenté frits sauce balinaise

Opor Ayam : curry de poulet

Bali Sate Lilit : savoureuses brochettes de porc pimentées

Sambal Goreng Udang : crevettes à la Balinaise

Nous sommes ressortis du restaurant le ventre bien rempli après ce festin et munis d’un livre de recettes pour pratiquer. Direction l’aéroport pour rendre la Suzuki Katana et en route pour  Kuta, haut lieu touristique de Bali pour trouver des billets moins chers pour Lombok , l’île voisine.(la concurrence ça a du bon parfois).

Kuta est une station balnéaire bourrée de touristes « torse-poil » qui n’ont de surfeur que leur maillot quicksilver. Des bouchons à n’en plus finir, des ruelles dans lesquelles on se fait tailler un short par un scooter ou une moto toutes les 2 secondes, des trottoirs défoncés, des vendeurs lourds tous les 2 pas, bref c’est nul et en plus pas donné pour l’hôtel.

Nous sommes arrivés à Lombok et plus précisément aux îles Gili Trawangan ce matin et ça s’annonce plutôt bien. Magnifique plage de sable blanc, eau bleu turquoise, bungalow à deux pas de la mer et plein de restos de poissons et fruits de mer sympas. Mais on n’est pas là pour flâner, on commence les cours de plongée le 15 juillet (le 14 juillet, c’est férié dixit François le Français).

Dans la campagne balinaise

Ce matin, réveil au chant du coq, du chien, des chats et d’autres bêtes inconnues. Nous avons pris un guide pour nous accompagner dans la campagne environnante. Nous étions comme des enfants. Nous avons découvert l’arbre à clous de girofle, le caféier, les arbres à cacao, le manioc et des plantations de vanille.

Nous avons assisté ensuite à la récolte traditionnelle du riz rouge (c’est-à-dire à la main).

Et après 2 heures de marche, une cascade de 20 mètres nous a permis de nous rafraîchir. Pour nous remettre de nos efforts, un plat du coin le Sate Lilit babi nous a mis du baume au cœur : ce sont des brochettes de porc pimentées qui ressemblent à des chipolatas améliorées.

 Entre temps, une pluie torrentielle s’était abattue sur la région de Munduk et nous devions rejoindre Ubud à 60 km (3 heures de route). Après 1km de route montagneuse, la Suzuki Katana a décidé que c’en était trop pour elle : chaleur, pluie et pente. En plein milieu d’une montée à 14% elle a calé.

Impossible de repartir, au bout de 30 mètres en première, elle cale à nouveau. De sympathiques balinais intrigués par le spectacle sont venus nous prêter main forte et un spécialiste des Katana et accessoirement chauffeur de taxi a réussi à la remettre sur pied.

Cause probable de la panne : les essuies-glace plus les phares plus la ventilation ça tirait trop sur le moteur. Nous sommes donc repartis sous la pluie sans phares, sans essuies-glace et sans ventilation, mais nous roulions ! Le chef mécano nous a même escorté en moto sur 10 km pour voir si on s’en sortait.

Depuis ce soir, nous sommes donc à Ubud, ville qui a l’air d’être envahie de touristes. On a dû faire 7 hôtels avant d’en trouver un avec des chambres. Ca nous change de la campagne !

Vie aquatique

Ce mercredi, nous avons cédé à l’attraction phare de Lovina : aller voir des dauphins au lever du jour. Réveil à 5h30, un nescafé glacé avalé et nous voilà dehors à retrouver un pêcheur pour nous conduire vers les dauphins. Au final, on ne sait pas ce qui était le plus extraordinaire : voir des dauphins ou assister à la course poursuite de 50 bateaux de pêcheurs remplis de touristes. Jul n’a pas kiffé non plus le départ de nuit dans la barque de pêcheur, le nescafé a failli se retrouver à la mer.

 

Après ce réveil tumultueux, direction Pemuteran, petite station balnéaire à la pointe Nord-Ouest de Bali encensée par les guides et pourrie par les forums de routard. Nous avons trouvé à nous loger facilement pour 30€ par nuit dans une guest house avec piscine, internet et petit déj. Et nous avons adoré la plage et les coraux de Pemuteran. Ceux-ci sont d’ailleurs stimulés électriquement (une première mondiale) pour se reconstituer plus vite. Et ça marche, la croissance des coraux de Pemuteran est 5 fois supérieure à la normale.

Cerise sur le gâteau nous avons pris un bateau pour Pulau Menjangan, une île dans un parc naturel  en face de Java pour faire du snorkelling.

Ce site tient toutes ses promesses : les coraux sont magnifiques, les poissons partout où se porte notre regard, nous avons pu jouer avec des poissons clowns (Nemo) et tenir un poisson ballon entre nos mains. Arrivés sur l’île, des cerfs nous regardaient paisiblement. Notre seul regret est que les plongées étaient trop chères pour notre budget. Nous attendrons d’être aux îles Gili pour essayer d’apercevoir des raies mantas.

Plage – Rizière – Plage

Nous avons quitté le sud de Bali et des plages de surfers pour aller vers le Nord où se trouvent quelques beaux récifs coralliens.

La traversée ne fut pas aisée. Au volant de notre Suzuki Katana, nous avons esquivé 8 314 scooters et 678 voitures qui essayaient désespérément d’avoir un accident. Ils sont complètement inconscients : il n’y a que l’équivalent d’une départementale qui traverse Bali et ça ne les empêche pas de doubler ; de rouler en sens inverse, de créer 2 ou 3 files sur une voie, de marcher au milieu en tenant des enfants par la main… On a vu 2 scooters se percuter devant nous, plus de peur que de mal, une jambe cassée tout au plus ce qui nous a bien calmé. Bref, on a fait 80 km en 4 heures. Et on s’est arrêté 30 km avant notre point de chute prévu.

Après ces émotions, nous avons passé 2 jours au vert au milieu des rizières et des cultures en terrasse.

Le changement de climat est impressionnant. Nous avons dîné la veille les pieds dans le sable et le lendemain en face d’un feu de cheminée. Le centre de Bali est une région superbe, beaucoup moins touristique mais où il pleut la moitié du temps. On a vite eu la réponse à notre question mais d’où vient toute cette eau qui alimente les rizières ?

 Après 2 jours de pluie, nous avons repris la route pour nous arrêter à Lovina, petite station balnéaire décontractée bordée d’une baie de sable noir. Au programme, farniente, snorkeling, balades dans les montagnes environnantes en fin de journée et poissons grillés au barbecue. On retrouve le Bali de nos rêves et les coups de soleil.

 

Aujourd’hui, premier coup dur matériel, l’appareil photo de Jul, soi disant  incassable et waterproof à 10 mètres de profondeur… a pris l’eau dans 30 cm de flotte. Jul n’avait jamais eu de problème avant et avait fait refaire les joints d’étanchéité à la Fnac avant de partir. C’était le premier bain de l’Olympus depuis. Merci la Fnac mais on n’ a pas la même vision du waterproof…Et puis forcément, depuis Bali, impossible de retourner voir le SAV…

Ce n’était pas exactement notre première perte matérielle. Océane a été victime d’un acte terroriste. La coutume veut qu’à Bali on se déchausse avant d’entrer chez les gens ou dans certains endroits publics. Sous l’insistance de Jul, Océ a donc du laisser ses tongs préférées devant un café internet. Et à la sortie c’est le drame. On lui a échangé ses tongs Havaianas achetées à NY contre le même modèle mais usé jusqu’à la corde. Quatre jours ont passé mais la colère d’Océ ne diminue pas, persuadée qu’un surfeur aux petits pieds se pavane avec ses tongs quelque part sur l’île… 

Enfin, pour se consoler demain on se lève aux aurores pour aller voir des dauphins puis direction Pulau Menjangan un des plus beaux sites de Bali pour la plongée.