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Météo des plages

On s’est finalement arraché à Punta del Diablo pour rejoindre Cabo Polonio, une réserve naturelle d’Uruguay.

Avec Cabo Polonio, on s’éloigne encore un peu plus de la civilisation, 70 résidents l’hiver, 300 habitants en ce moment et jusqu’à 3500 personnes jour en été. Ici il n’y a pas d’eau courante ni d’électricité, on se débrouille avec des puits et des bougies.

C’est en tout cas vrai pour les touristes car on peut voir des 4*4 flambants neufs et des antennes satellites sur les toits des cabanes de certains locaux. Hippie ça peut rapporter gros !

Ceci dit, l’endroit est vraiment joli. C’est une péninsule bordée d’un côté par une plage avec beaucoup de vagues, idéale pour les surfers et de l’autre par une plage plus tranquille.

A côté du célèbre phare vanté par Diego Forlan, loge une grande colonie de lions de mer tonitruants. On les entend d’ailleurs bien dans le village le soir venu.

Après deux jours coupés du monde, il faut bien amorcer le retour. Nous faisons donc étape à Punta del Este avant de rejoindre Buenos Aires.

Punta del Este se veut être le Saint-Tropez d’Amérique du Sud. Il y a le fric, les bateaux mais on est loin de trouver le charme du village français dans les barres d’immeubles.

Heureusement le soleil brille et nous en profitons bien pour nos derniers jours outre-atlantique.

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Chez Coco à Punta del Diablo

A 5 heures de bus de Montevideo se trouve un ancien village de pêcheurs reconverti par les hippies en station balnéaire.

700 habitants l’hiver, au moins 5000 durant l’été austral, il faut dire que les plages sauvages qui entourent Punta del Diablo sont bien agréables.

Nous voilà donc débarqués avec nos sacs à dos à la recherche d’une auberge de jeunesse lorsqu’un uruguacho nous aborde et nous propose une maison à louer.

Il sent l’alcool à 13 heures mais nous le suivons quand même pour voir ce qu’il propose à 50 mètres de là, sin compromiso.

La maison semble propre, 40m2 à quelques pas de la plage et toute équipée à un prix défiant toute concurrence. Heureux de cette bonne affaire on dit banco.

On lui demande où on peut le trouver en cas de besoin. Il nous répond : yo soy Coco, siempre estoy aqui, en nous montrant une cahute devant la plage. En effet, impossible de le rater, il se bourre la gueule de 9h à minuit tous les jours au même endroit. Todo bien Coco !

Ce n’est que le soir qu’on se rendra compte que toute la maison est imbibée de l’odeur d’alcool, le pire étant la chambre à coucher.

Le lendemain on aère toute la journée mais l’odeur est tenace, l’unique solution sera finalement de changer de cabanas. Nous sommes désormais chez une mamita aux petits soins mais très bavarde.

Nous passons 6 jours au lieu de 2 à Punta del Diablo tant nous nous plaisons sur les grandes plages désertes.

Sous le soleil…

Après quelques jours de détente dans la charmante ville de Colon en Argentine avec au programme soleil, promenade le long du fleuve  « Uruguay », piscine et restos nous avons repris la route direction l’Uruguay.

Le passage de la frontière n’a pas été un cadeau car nous avons voyagé dans un bus dans lequel quelqu’un venait de vomir, il faisait 36 degrés à l’ombre et c’est un poste frontière où on ne doit pas sortir du bus. Chacun y allait de sa technique, se mettre du parfum dans le nez, s’éloigner le plus de la zone sinistrée ou se mettre un maillot de bain sur la tête…

Nous sommes arrivés à Montevideo sous une chaleur lourde en fin de journée pour découvrir la capitale la plus calme d’Amérique du Sud. A 21h30 dans les rues du centre, il n’y avait pas un chat et les rideaux de toutes les boutiques étaient fermés. Plutôt bizarre. Nous finissons par trouver un resto mais nous sommes déçus par la viande qui est nettement moins bonne qu’en Argentine et plus chère !

Aujourd’hui, nous nous sommes promenés dans les rues du centre de Montevideo qui comptent quelques beaux bâtiments, des vendeurs d’artisanat et d’antiquités dans la partie historique.

Pour le reste pas grand-chose à signaler… Si ! on est passé déjeuner au resto « Wasa » de Walter et Stéphanie, c’était bon, une cuisine saine avec des produits frais, çà change de la milanesa ou des empanadas. On a passé 4 heures à discuter et à échanger sur les particularités latines. On a oublié de prendre une photo pour vous montrer à quoi ressemble le resto  mais il y a leur blog http://wasa1.canalblog.com

Bref, on recommande vivement l’adresse pour y déjeuner le midi, c’est dans la rue Zabala au 1341. Il faut soutenir les restos de français à l’étranger !

Demain, direction la Playa euh non la « Placha » comme disent les uruguachos…