Nos premiers pas en Patagonie

Nous sommes arrivés à Punta Arenas un dimanche. C’est la grande ville de Patagonie chilienne avec 130 000 habitants. Mais c’est pas pour autant que c’est gai. Il pleut quasiment tous les jours et les rues sont désertes le dimanche. Paradoxalement c’est une des régions les plus riches du Chili grâce à la pêche, aux ressources pétrolières, à la laine et au tourisme. Tout est « donc » encore plus cher qu’ailleurs.

 Le lendemain, pour s’évader de Punta Arenas nous avons loué une voiture  et décidé d’aller rendre visite à une colonie de pingouins de Magellan qui loge au fjord Seno Otway.

Nous avons bien fait. En 300 km de route aller-retour dans les environs, nous avons eu le droit à un zoo en plein air avec quelques magnifiques paysages patagoniens et à ce sentiment de liberté quand on conduit dans de grands espaces inhabités.

Nous avons ainsi pu observer sur le parcours des nandous (espèce d’autruche), des moutons des malouines à poil laineux, des oies sauvages, un guanaque et surtout un tatou qui se baladait le long de la piste.

Et ce sans oublier de saluer les pingouins de magellan, petite bestiole d’environ 60 cm de haut très marrante quand elle se déplace en se dandinant très inclinée vers le sol.

Les arbres ont également dû s’adapter au climat venteux et ont des formes plutôt torturées.

 

Très belle journée donc de découverte de la Patagonie avant de se rendre à Puerto Natales, ville depuis laquelle nous ferons les préparatifs pour un long trek dans le parc national Torres del Paine.

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Week-end ensoleillé à Chiloé

L’île de Chiloé située au nord de la Patagonie est réputée pour son climat pluvieux, brumeux et ses légendes. On n’y compte que 60 jours de soleil par an.

On a donc eu beaucoup de chance car nous avons profité d’un week-end ensoleillé et de belles couleurs sur les palafitos, les maisons sur pilotis locales.

Le séjour fut un peu court mais nous avons largement profité de la spécialité culinaire du coin, à savoir les fruits de mer !

Servis en quantité astronomique à des prix relativement bas, on a frôlé l’indigestion.

La grande curiosité locale est l’huître géante que nous n’avons malheureusement pas pu dégusté par contre on n’a pas raté la moule géante dans notre parillada de mariscos. On vient de comprendre que les parilladas qu’il s’agisse de viande, poissons ou crustacés signifient portions démesurées. A consommer en connaissance de cause…

Les meilleurs thermes du monde ?

On croit bien les avoir trouvé !

A une petite centaine de kilomètres de Pucón, se trouvent les termas geométricas.

17 bassins d’inspiration japonaise, une eau naturellement entre 35° et 40°C  (ça a des avantages d’être au pied d’un volcan) et le tout  au milieu d’une vallée luxuriante.

Allez, le mieux c’est de vous les montrer en photos.

 On est resté à barboter quasi 5 heures: un pur moment de détente !

Les neiges de Villarica

Après l’île de Pâques, nous avons passé deux jours à Valparaiso, capitale culturelle chilienne et ville de contraste entre les quartiers plein de charme aux maisons colorés et le port mal famé.

La ville s’étend sur plusieurs « cerros » et constitue une sorte de musée à ciel ouvert avec ses nombreuses peintures sur mur. 

 

Nous avons ensuite amorcée la descente vers le sud du Chili avec une première escale à Pucón, ville réputée pour son volcan « Villarica » toujours en activité mais aussi pour ses parcs nationaux et multiples termes . Le fil rouge de ce séjour aura été l’ascension du volcan.

 

En effet, le matin il fallait se lever à 6h pour aller au camp de base afin de vérifier les conditions météos sur place et prendre la décision de monter ou pas.

Après un réveil pour rien, trop de vent, le lendemain nous nous sommes réveillés sous la pluie persuadés que nous allions rentrer nous coucher après être passés à l’agence. Avec un grand sourire, le patron nous annonce que les conditions sont idéales sur place. Et c’est vrai après 45 minutes de voiture, nous arrivons au pied du volcan,  traversons une mer de nuage et  le temps est radieux.

Le volcan est complètement enneigé et nous partons avec du matériel de haute montagne, chaussures, guêtres, piolet et crampons. Au programme 45 min de marche, un télésiège sans sécurité et 4 heures d’ascension. On était un peu inquiet par rapport à la difficulté de l’ascension mais rapidement le rythme de baltringue des guides nous fait râler et ils décident de séparer le groupe en 2. Victoire, on est dans le groupe des rapides!

On arrive 40 minutes avant les autres au sommet. Nous sommes contents de pouvoir contempler le cratère fumant (et puant) du volcan Villarica bien qu’un peu déçus par l’absence de lave en fusion. En fait, depuis 5 ans, il y a juste de la fumée mais les agences continuent de montrer des photos avec lave.

On se fait la descente en luge, c’est bien marrant pour Jul, plus pénible pour océ qui martèle aux guides « i don’t like speed ! ».

L’ île de Pâques c’est fini !

Et oui, cette semaine passée sur Rapa Nui a filé vitesse grand V.

Nous nous sommes finalement habitués au climat où de toute façon comme disent les pascuans :  «  inutile d’en parler, on a peine énoncé le temps qu’il fait, qu’il a déjà changé ! »

L’île a un charme fou et même si on peut aisément faire le tour des attractions en 2/3 jours, c’est un vrai bonheur de prendre le temps de revoir certains sites et de flâner le long des chemins .

On a par contre renoncer aux levers de soleil, le jeu n’en valait pas la chandelle et les couchers de soleil sur le site de Tahai comblaient largement nos attentes.

Enfin, le dernier jour, on a craqué pour une location de quad  à la journée!Ca reste un truc de kéké mais on s’est bien marrés et les nombreux chemins de terre formaient un terrain propice…

En résumé, la Bretagne polynésienne on valide à 200% !

Bretagne ou Polynésie ?

Alors que nous attendions notre vol pour l’île de Pâques en remplissant notre sac de provisions en duty free, nous avons entendu dans l’aéroport un « Jouliane Wouatrrine » Puerta 25. Bonne surprise : nous sommes upgradés en business sur ce vol surbooké ! Le voyage commence bien, ça change des bus !

Arrivée au son de la musique polynésienne, colliers à fleurs…Est-ce le retour dans les Fidji ? Non, une différence de taille dès les premiers pas, il ne fait pas beau et la côte escarpée fait plus penser au Finistère qu’aux atolls polynésiens !!!

 

Nous prenons possession de notre appartement pour la semaine et partons nous balader dans les rues du seul lieu peuplé de l’île, Hanga Roa. Nous voyons nos premiers Moai à 5 minutes à pied de la rue principale.

 

Le lendemain, petite randonnée de 5 heures aller-retour pour arriver jusqu’à Orongo, village où se déroulait autrefois la cérémonie de l’homme-oiseau. Quézaco ? Au sommet du volcan, Rano Kau, toutes les tribus de l’île envoyaient un représentant en quête du premier œuf d’une mouette locale, le premier revenant avec le précieux trophée obtenait le titre envié d’homme-oiseau pour un an. Les obstacles ? Descendre du volcan, nager 600 mètres dans l’océan déchaîné pour arriver sur de minuscules îlots, attendre parfois plus d’une semaine sans vivres ou eau le premier œuf avant de rentrer à la nage, escalader la falaise, tout ça bien sûr en gardant l’œuf intact. Un beau parcours de santé. L’histoire est sympa et le lieu doit être magnifique avec du soleil…

 

Le jour suivant nous louons une voiture pour faire le tour de l’île. Nous nous arrêtons tous les 2 kilomètres pour observer un moai, des ruines de villages ou autres curiosités archéologiques. L’île est en fait un musée à ciel ouvert avec une très forte densité de vestiges. Nous avons la chance de visiter le site le plus fascinant de l’île sous le soleil. La nurserie des moai est un volcan éteint dans lequel étaient réalisées toutes les statues avant d’être réparties sur l’île. Plus de 300 moai  plus ou moins terminés attendent encore d’être transportés à destination.

 

Puis, un peu plus loin nous arrivons à Anakena, une plage de sable blanc dominée par une série de moai pour notre première baignade dans l’océan depuis plus de deux mois. L’eau est à la même température que l’air, un peu plus de vingt degrés. Cette fois, on veut y croire on est bien de retour dans une île du pacifique…

Depuis entre averses et éclaircies à la bretonne, nous enchaînons les randos et les tentatives de levers ou couchers de soleil avec un bonheur très inégal. Notre expérience la plus marquante restera un réveil à 5h du matin et 25 km de voiture pour voir le jour se lever mais sans soleil. Cet exercice se révèle malheureusement une science inexacte sous ce climat très capricieux.

Salar VIP

Arrivés à Uyuni après 5h30 dans un bus chauffé à blanc par le soleil, nous nous mettons en quête de l’agence qui va nous promener 3 jours durant dans le salar d’Uyuni, le plus grand désert de sel du monde, et nous amener à la frontière chilienne.

 Nous ne faisons pas deux pas dans la rue que nous tombons sur Tito, un sympathique bolivien qui nous propose ses services. Après de courtes recherches, nous optons pour Tito Tours qui nous propose de « privatiser » le tour pour pas cher, c’est-à-dire que nous sommes trois au lieu de six dans le 4*4 et que nous décidons où et combien de temps nous arrêter.

 Nous partons donc le lendemain matin pour le désert. Première étape, le cimetière des trains à la périphérie d’Uyuni. Ce fut un grand lieu de passage des trains chargés de minerai à travers l’Amérique du Sud. Aujourd’hui, les trains modernes sont rares et les anciennes locomotives rouillent ici depuis des années.

Puis nous pénétrons enfin dans le Salar, d’une blancheur éclatante. Nous nous arrêtons en plein milieu du désert pour une séance shooting.

Après 1h30 de tentatives plus ou moins fructueuses de jeu avec la perspective, nous levons le camp direction l’île d’Incahuasi, 2 km de cactus sur de la roche volcanique au milieu du salar.

 

Nous déjeunons à l’écart de la foule de touristes avant d’escalader l’îlot. Puis nous traumatisons Freddy, notre guide-chauffeur (enfin surtout chauffeur) pour qu’il nous amène voir le coucher de soleil au milieu du désert de sel. Après quelques vers de vins chiliens, on en apprend un peu plus sur la vie de notre compagnon bolivien. Dire qu’il y en a qui se plaignent de chauffeurs bourrés, nous on le pousse au vice ! Nous passons la nuit dans un hôtel de sel à la frontière du désert.

 

Le deuxième jour c’est flamant roses. Nous découvrons quatre lagunes « altiplanicas » dans lesquelles des milliers de flamants roses de plusieurs races différentes s’ébattent. Le spectacle est fascinant. Le bleu de l’eau, le blanc du sel, le jaune de l’herbe brûlée par le soleil et les flamants.

Après plusieurs heures de grimpette en voiture nous arrivons à la lagunada colorada, un lac multicolore, bleu, rouge, blanc, ocre grâce à la présence de multiples minéraux et micro plancton. Là encore, c’est bluffant, on reste sans voix. Repas très sympa dans un refuge, on met de la musique, on rencontre un beau surfeur du pays du gouda (hein clem) et plein de gens sympas. Résultat la fête la plus stupide du parcours, 4 heures de sommeil et beaucoup trop de vin à 4300 mètres d’altitude.

 

Le dernier jour après un réveil atroce à 5h du mat, nous finissons le parcours comme nous pouvons, trouvant encore la force de nous émerveiller devant des geysers, les paysages du désert de Dali et la laguna verde au pied du volcan Licancabur.

On nous dépose à la frontière et après de chaleureuses accolades nous prenons la bétaillère (ou bus dans des pays civilisés) pour San Pedro de Atacama, Chili. Le trajet fut un calvaire, les Chiliens du poste frontière des gros cons, tout ce qui arrive de Bolivie n’étant pas spécialement bienvenu…

Enfin, nous sommes arrivés à bon port et nous coulons des jours tranquilles à San Pedro de Atacama.