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Les 32 ans d’Océ dans le canyon de Colca

Après de nombreuses délibérations, nous avons décidé de nous rendre sans guide dans le 2ème canyon le plus profond du monde : le Canyon de Colca, situé à proximité d’Arequipa au Pérou.

Après un réveil un peu trop matinal et un départ en fanfare avec préparation des sacs jusqu’à 5 minutes avant le départ, nous avons réussi à attraper notre bus en direction de Chivay, porte d’entrée du Canyon et  petit village où il fait bon vivre.  A peine arrivés on a loué des VTT pour se balader dans le coin et atteindre des sources d’eau chaude à Yanque pour se prélasser une heure dans une eau à 38° au milieu des locaux…

Repos bien mérité malgré les bruyants meetings politiques. Mais il fut de courte durée, car le lendemain matin, Océ entamait sa journée d’anniversaire par un réveil à 3heures 30 du mat’ pour prendre le bus vers Cabanacondé.

Là, queue de malade pour monter dans le bus déjà surbondé…Nous n’étions pas préparé à la guerre des places assises de 4 heures du mat’ et Jul en a fait les frais..2 heures debout sur une route en piteux état entre les péruviens qui poussent et jouent des coudes pour s’appuyer à minima contre un rebord de siège…Nous voilà donc au petit matin à Cabanacondé, bien décidés à trouver des mules à louer pour porter les deux gros sacs à dos remplis de vêtements chauds, eau minérale, vivres et bouteilles de vin pour le fameux anniversaire …Hélas, les paysans qui avaient des mules n’étaient pas disposés à nous accompagner au pied levé en randonnée pendant 2 jours…A  8 heures du mat’, on admet enfin que les mules c’est nous et on se lance dans la descente du canyon.

Descente sympa même si les sacs pèsent. On arrive dans une super oasis où pour 3 soles (moins d’un euro) on peut se baigner dans de belles piscines. A midi, en plein cagnard, on se décide à repartir pour atteindre les villages perchés de l’autre côté du canyon et éviter les touristes…On y arrive plutôt bien après un total de 7 heures de marche, on demande à un  local de nous indiquer un lieu où dormir et nous voilà chez  « Roy » une péruvienne pur jus. On est contents parce qu’on a des chambres en dur mais pour l’électricité on repassera…L’éclairage à la bougie c’est « romantico » comme nous répète la logeuse…Au final, on s’est bu qu’une bouteille de vin, sur les trois embarquées, face à la montagne qu’il fallait remonter le lendemain. Ca a eu tendance à calmer nos ardeurs tout comme la peur des crampes et la perspective d’un nouveau réveil à 4h30 avec la mule finalement négociée.

Juste le temps de souffler les bougies sur un pancake improvisé et à 20 heures, tout le monde rejoignait sa chambre et s’endormait dans la foulée…

Un anniversaire dans un cadre naturel exceptionnel mais qui restera dans les annales pour sa sobriété…

Nouveau record…de bus !

Ca y est, nous sommes enfin arrivés en Bolivie à La Paz après un voyage de 30 heures en bus.

 Ce ne fut pas de tout repos. Nous sommes partis de Salta à 7h du matin le samedi 11 septembre, direction La Quiaca pour le passage de la frontière argentine. Notre bus de la compagnie Balut était un vrai escargot : on a vu tous les bus qui partaient entre 7h30 et 8h du mat’ nous doubler. Puis au premier arrêt, on a récupéré juste derrière nous un couple d’argentins fracassés qui ont d’abord bien rigolé ensemble puis la nana a pété un cable et le mec a du demander au chauffeur de s’arrêter. Le temps qu’elle se calme et on est reparti pour rejoindre la ville frontière à 15h.

 Bonne galère aussi au passage de la douane avec 1h30 de queue en se prenant des rafales de vent et de sable. La seule occupation intéressante était d’observer les boliviens et boliviennes passer chargés comme des mulets avec leurs sacs multicolores. On a quand même du se battre pour conserver notre place. Jul a gagné sa baston de regards contre deux nonnes qui essayaient de passer devant tout le monde. La victoire n’a été que de courte durée puisqu’elles nous sont repasser devant au poste frontière bolivien malgré les protestations d’océ « Porque pasan ? Dios es paciencia !» Malheureusement, la Bolivie est bien trop catholique pour tenir tête à des nonnes grugeuses et la douane était du côté des nonnes…

 

Une fois les deux postes de douanes passés nous avons trouvé un bus pour la Paz. On avait choisi une compagnie pas mal mais au moment de partir pas de bus ! (soit disant une panne mécanique) Le vendeur nous a alors casé dans un autre bus. On a eu le droit à 20h dans un bus de 30 ans, avec les vitres qui fermaient pas alors qu’il gelait dehors  et un chauffeur qui roulait à toute blinde de nuit sur les pistes à 3000 mètres d’altitude.

 

Enfin, nous sommes ravis d’être arrivés sains et saufs  à La Paz dimanche après midi.

 La Paz, c’est la ville la plus haute du monde…Notre précédent record avec Lhassa est battu puisque la capitale bolivienne s’étage jusqu’ 4200 mètres sur l’Altiplano bolivien.

Heureusement, notre acclimatation à l’altitude s’est faite beaucoup plus facilement grâce à l’arrivée en bus…L’interminable trajet en  bus aura donc eu au moins un avantage !

Depuis, on passe notre temps à descendre et monter des rues au milieu d’un festival de couleurs :bleu du ciel, stands multicolores des marchands et robes bariolées des boliviennes.

On prend aussi de plein fouet la pauvreté ambiante : 6 boliviens sur 10 vivent avec moins d’1 euro par jour. Beaucoup transportent des charges devant peser 2 fois leurs poids, il y a des cireurs de chaussures à tous les coins de rue et des stands de bric à brac dans toute la ville.

Dans le désert d’Atacama

Nous sommes bien arrivés à San Pedro de Atacama après 24 heures de bus. On n’a pas vu le temps passé lol. On a eu le droit à des films juste sortis au cinéma tels que Sister Act, le Flic de Beverly Hills…le tout en boucle.

San Pedro de Atacama est un charmant village de 3000 habitants aux airs de Far-West dont la population double régulièrement avec les afflux touristiques car c’est le camp de base pour explorer le désert d’Atacama. Ce village perché à 2450 mètres d’altitude vit au rythme du climat du désert : le jour le soleil est implacable, la nuit les températures passent en dessous de 0

La première journée a été sportive : 2 heures de marche et 5 heures de VTT dans les environs. Ca valait le coup, les paysages sont magnifiques et désertiques. D’ailleurs, c’est tellement désertique parfois que ça en devient flippant. Nous nous sommes à moitié perdus dans des gorges et après 1 heure, nous avons fait demi-tour pour ne pas risquer de passer la nuit dehors.

 

Ce matin, réveil 3h30, une tasse de café et 2 heures de mini bus 4*4 pour rejoindre les geysers d’El Tatio à 4300 mètres d’altitude pour le lever de soleil (ils nous font chier ces tours organisés avec leurs levers de soleil, on voit rien et ça pèle). Arrivée à 6h du mat, température –3 degrés, il paraît qu’on a eu de la chance, hier c’était – 11°. On avait mis tous nos vêtements les uns sur les autres plus des bonnets péruviens fraîchement achetés pour l’occasion et malgré çà on attendait avec impatience l’arrivée du soleil.

On a alors pu découvrir un champ de geysers à ciel ouvert, des bains bouillonnants et des fumeroles dans un paysage d’apocalypse. On a ensuite testé une piscine thermique à 37°C mais avec le froid ambiant çà semblait pas si chaud que çà… Quelques kilomètres plus loin, on a croisé nos premières vigognes, une espèce endémique de camélidés de la cordillère des andes.  Une empanada au fromage accompagnée d’une excellente brochette de lama et çà repart direction un désert de cactus géants.

La région est magnifique et on se laisse encore trois jours pour l’explorer avant de prendre un bus direction Salta en Argentine.

Quand on aime on ne compte pas…

Cela fait maintenant plus d’une semaine que nous sommes aux îles Gili et on s’y sent particulièrement bien. Les îles Gili ce sont 3 micro-îles : Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air. Nous avons visité consciencieusement chacune d’entre elles.

 Les plages sont magnifiques, l’eau à 30°C et les fonds marins remplis de tortues , de coraux colorés et même de requins.

 

Il y règne une ambiance « très relax », plutôt festive sur Gili T, plutôt Robinson Crusoé sur Gili M bien coupée du monde.

On y circule en bateau mais surtout  à pied ou en charrette car les voitures et  moto sont interdites sur ces bouts de terre.

Nos activités se limitent à la plongée, au snorkeling, un peu de marche et beaucoup de farniente. Les bungalows face à la mer coûtent une trentaine d’euros et le must ici c’est la salle de bain extérieure. En fait, c’est vrai que c’est agréable de prendre des coups de soleil sous la douche !

Seule ombre à ce tableau idyllique, les moustiques! Océ est particulièrement appréciée malgré les litres de solutions anti-moustiques dont elle s’imprègne…Elle dénombre actuellement 18 piqûres…

Chaque jour, on a tendance à reporter la date de départ vers Lombok, la grande île située en face.Mais, comme les meilleures choses ont une fin , demain, retour sur Lombok et départ pour un trek de 3 jours afin de tenter l’ascension du Gunung Rinjani, 2ème plus haut volcan d’Indonésie avec guide, porteurs et nuits en tente…

Sur le toit du monde

Après 2 jours de Jeep, en compagnie de Lauren, une américaine bien sympa, d’un guide et d’un chauffeur tibétain pur jus, on a enfin atteint le camp de base de l’Everest (altitude 5200 mètres). Sur le trajet, on a pu observé des paysages à couper le souffle, des tibétains d’un autre âge, se déplaçant en charrette, utilisant des chevaux ou des yaks pour labourer les champs…

Bref, aussi un voyage dans le temps. Nous avons atteint le point de départ pour l’ascension vers le camp de base hier en fin d’après-midi. Les 4 km de montée nous ont quand même pris presque 1h30 pour arriver au dernier check point de l’armée chinoise et surtout une colline avec une vue imprenable sur l’Everest (qomo langma en tibétain). Regardez comme on etait heureux sur le toit du monde!!!

Nous n’avons pas eu trop de problèmes avec l’altitude, juste les yeux gonflés pour jul et un peu de stress pour océ. Nous sommes ensuite descendus à 5000 mètres d’altitude pour passer la nuit dans une tente tibétaine au pied de l’Everest. Nous avons appris le jeu de carte « le trouduc » aux tibétains et y avons joué jusque tard . On s’est bien marrés car les tibétains étaient à fond et adoraient se traiter mutuellement d’asshole ! On faisait un peu moins les malins quand est venu l’heure de dormir et nous avons dormi avec tous nos vêtements plus deux couettes. En effet autant le soleil tape fort la journée autant la nuit il gèle ! Et malgré le chauffage à la bouse de yak, on n’avait pas vraiment chaud…