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Météo des plages

On s’est finalement arraché à Punta del Diablo pour rejoindre Cabo Polonio, une réserve naturelle d’Uruguay.

Avec Cabo Polonio, on s’éloigne encore un peu plus de la civilisation, 70 résidents l’hiver, 300 habitants en ce moment et jusqu’à 3500 personnes jour en été. Ici il n’y a pas d’eau courante ni d’électricité, on se débrouille avec des puits et des bougies.

C’est en tout cas vrai pour les touristes car on peut voir des 4*4 flambants neufs et des antennes satellites sur les toits des cabanes de certains locaux. Hippie ça peut rapporter gros !

Ceci dit, l’endroit est vraiment joli. C’est une péninsule bordée d’un côté par une plage avec beaucoup de vagues, idéale pour les surfers et de l’autre par une plage plus tranquille.

A côté du célèbre phare vanté par Diego Forlan, loge une grande colonie de lions de mer tonitruants. On les entend d’ailleurs bien dans le village le soir venu.

Après deux jours coupés du monde, il faut bien amorcer le retour. Nous faisons donc étape à Punta del Este avant de rejoindre Buenos Aires.

Punta del Este se veut être le Saint-Tropez d’Amérique du Sud. Il y a le fric, les bateaux mais on est loin de trouver le charme du village français dans les barres d’immeubles.

Heureusement le soleil brille et nous en profitons bien pour nos derniers jours outre-atlantique.

Nouveau record…de bus !

Ca y est, nous sommes enfin arrivés en Bolivie à La Paz après un voyage de 30 heures en bus.

 Ce ne fut pas de tout repos. Nous sommes partis de Salta à 7h du matin le samedi 11 septembre, direction La Quiaca pour le passage de la frontière argentine. Notre bus de la compagnie Balut était un vrai escargot : on a vu tous les bus qui partaient entre 7h30 et 8h du mat’ nous doubler. Puis au premier arrêt, on a récupéré juste derrière nous un couple d’argentins fracassés qui ont d’abord bien rigolé ensemble puis la nana a pété un cable et le mec a du demander au chauffeur de s’arrêter. Le temps qu’elle se calme et on est reparti pour rejoindre la ville frontière à 15h.

 Bonne galère aussi au passage de la douane avec 1h30 de queue en se prenant des rafales de vent et de sable. La seule occupation intéressante était d’observer les boliviens et boliviennes passer chargés comme des mulets avec leurs sacs multicolores. On a quand même du se battre pour conserver notre place. Jul a gagné sa baston de regards contre deux nonnes qui essayaient de passer devant tout le monde. La victoire n’a été que de courte durée puisqu’elles nous sont repasser devant au poste frontière bolivien malgré les protestations d’océ « Porque pasan ? Dios es paciencia !» Malheureusement, la Bolivie est bien trop catholique pour tenir tête à des nonnes grugeuses et la douane était du côté des nonnes…

 

Une fois les deux postes de douanes passés nous avons trouvé un bus pour la Paz. On avait choisi une compagnie pas mal mais au moment de partir pas de bus ! (soit disant une panne mécanique) Le vendeur nous a alors casé dans un autre bus. On a eu le droit à 20h dans un bus de 30 ans, avec les vitres qui fermaient pas alors qu’il gelait dehors  et un chauffeur qui roulait à toute blinde de nuit sur les pistes à 3000 mètres d’altitude.

 

Enfin, nous sommes ravis d’être arrivés sains et saufs  à La Paz dimanche après midi.

 La Paz, c’est la ville la plus haute du monde…Notre précédent record avec Lhassa est battu puisque la capitale bolivienne s’étage jusqu’ 4200 mètres sur l’Altiplano bolivien.

Heureusement, notre acclimatation à l’altitude s’est faite beaucoup plus facilement grâce à l’arrivée en bus…L’interminable trajet en  bus aura donc eu au moins un avantage !

Depuis, on passe notre temps à descendre et monter des rues au milieu d’un festival de couleurs :bleu du ciel, stands multicolores des marchands et robes bariolées des boliviennes.

On prend aussi de plein fouet la pauvreté ambiante : 6 boliviens sur 10 vivent avec moins d’1 euro par jour. Beaucoup transportent des charges devant peser 2 fois leurs poids, il y a des cireurs de chaussures à tous les coins de rue et des stands de bric à brac dans toute la ville.

Dans le désert d’Atacama

Nous sommes bien arrivés à San Pedro de Atacama après 24 heures de bus. On n’a pas vu le temps passé lol. On a eu le droit à des films juste sortis au cinéma tels que Sister Act, le Flic de Beverly Hills…le tout en boucle.

San Pedro de Atacama est un charmant village de 3000 habitants aux airs de Far-West dont la population double régulièrement avec les afflux touristiques car c’est le camp de base pour explorer le désert d’Atacama. Ce village perché à 2450 mètres d’altitude vit au rythme du climat du désert : le jour le soleil est implacable, la nuit les températures passent en dessous de 0

La première journée a été sportive : 2 heures de marche et 5 heures de VTT dans les environs. Ca valait le coup, les paysages sont magnifiques et désertiques. D’ailleurs, c’est tellement désertique parfois que ça en devient flippant. Nous nous sommes à moitié perdus dans des gorges et après 1 heure, nous avons fait demi-tour pour ne pas risquer de passer la nuit dehors.

 

Ce matin, réveil 3h30, une tasse de café et 2 heures de mini bus 4*4 pour rejoindre les geysers d’El Tatio à 4300 mètres d’altitude pour le lever de soleil (ils nous font chier ces tours organisés avec leurs levers de soleil, on voit rien et ça pèle). Arrivée à 6h du mat, température –3 degrés, il paraît qu’on a eu de la chance, hier c’était – 11°. On avait mis tous nos vêtements les uns sur les autres plus des bonnets péruviens fraîchement achetés pour l’occasion et malgré çà on attendait avec impatience l’arrivée du soleil.

On a alors pu découvrir un champ de geysers à ciel ouvert, des bains bouillonnants et des fumeroles dans un paysage d’apocalypse. On a ensuite testé une piscine thermique à 37°C mais avec le froid ambiant çà semblait pas si chaud que çà… Quelques kilomètres plus loin, on a croisé nos premières vigognes, une espèce endémique de camélidés de la cordillère des andes.  Une empanada au fromage accompagnée d’une excellente brochette de lama et çà repart direction un désert de cactus géants.

La région est magnifique et on se laisse encore trois jours pour l’explorer avant de prendre un bus direction Salta en Argentine.

Le(s) jour(s) le(s) plus long(s)

Autant le dire tout de suite, nous sommes fiers d’avoir réussi à atteindre le sommet du Gunung Rinjani. Mais nos corps sont littéralement brisés.

Retour sur le programme de ce trek de 3 jours :

1er jour : départ à 7h du matin des îles Gili en bateau puis transfert en calèche puis voiture jusqu’à Senaru (altitude 600m), point de départ du trek. Nous commençons l’ascension à 10h30 dans une forêt tropicale luxuriante.

S’en suivent 5h de marche pour rejoindre le camp de base « Pos 3 » (altitude 2 000m) et notre groupe parti plus tôt le matin. Au passage, quelques rencontres sympas avec d’autres randonneurs qui nous ont offerts les uns un décontractant musculaire (Décontractyl c’est de la balle), les autres leur bâton de marche en nous disant qu’on en aurait besoin. Nous arrivons au camp en forme, avec un bon moral, ayant mis 5h au lieu des 7 prévues.

Nous faisons connaissance avec le reste du groupe : deux finlandais (un frère et une sœur), un couple de hollandais et un anglais. Nous mangeons avidement le nasi goreng (fried rice) préparé par les porteurs en veillant à ce que les singes ne nous piquent rien.

A peine le soleil couché, la température tombe rapidement de 30° à 5°C et on se les gèle ! (surtout Jul parti en short)  Seule solution,  les sacs de couchage et la tente. Et là impossible de trouver le sommeil, il fait toujours très froid, les tapis de sol ont la même épaisseur que du Sopalin, un ronfleur hors compétition s’en donne à cœur joie et on entend tous nos voisins de tente se rouler dans tous les sens pour trouver vainement le sommeil.

2ème jour : Réveil 6 heures du matin avec pancake banane –thé et c’est parti mon kiki.

Ca grimpe sévère…Au bout de 2 heures et demie, le couple d’hollandais abandonne.

On apprend que la hollandaise était enceinte mais que l’agence lui avait dit que ce serait facile ! Une demi heure plus tard, nous sommes récompensés de nos efforts par une vue splendide sur le Rinjani, le lac et un jeune volcan résultant d’une éruption récente. (Altitude 2700 mètres) 3 biscuits et çà repart pour une descente mode via ferrata vers le lac Segara Anak .

Nous arrivons à 13h à des sources chaudes naturelles (alt 1600 m). Mais l’eau bouillonnante ne réussit pas à nous décontracter complètement, nous sommes épuisés.

Le déjeuner « soupe de pâte et riz trempé dans le bouillon » nous redonne une pêche d’enfer. Heureusement car l’ascension jusqu’au camp de base du Rinjani (altitude 2600 m) est terrible ! Nous arrivons à 18h juste à temps pour voir le soleil se coucher sur Bali.

Nous aidons le guide à monter les tentes dans l’urgence et nous réfugions immédiatement dedans pour manger, un vent glacial s’étant levé. Bilan de la journée : 11 heures de marche, premières ampoules et grande fatigue.

3ème jour : Réveil 3h du matin, un thé, on enfile les lampes frontales et en avant. Dès le début, c’est difficile. Le terrain est constitué de roche volcanique enfouie sous du sable noir très glissant. Tous les 2 pas, on recule d’un mètre. Nous arrivons sur les rotules sur la crête où le vent redouble de vigueur et nous voyons les premiers randonneurs craquer. Les différences d’équipement sont énormes entre la finlandaise en converse, jupe, paréo et les hardcore trekkers en North Face intégral, masque à oxygène, lunette de protection… Nous sommes entre les deux :  wind-stopper, une paire de chaussette à se partager en guise de gant, une serviette comme écharpe, un collant en dessous du short pour Jul.

Nous longeons la crête sur un chemin de 2 mètres de large, balayé par d’énormes rafales de vent. Rapidement, notre guide se plaint de maux de ventre et nous informe qu’il nous attendra en bas.

Nous poursuivons notre route jusqu’à une nouvelle portion d’une inclinaison surréaliste qui mène au sommet.

Cette dernière partie est inhumaine. Une fille devant nous tombe à genoux en pleurant. Grâce à la rencontre d’un vrai guide qui nous encourage, nous trouvons une force insoupçonnée pour atteindre le sommet  à 3726 mètres. Océane, à bout de force tombe dans les bras de Julien.

Nous ne profitons que 5 minutes de la vue car nous sommes frigorifiés et le vent menace de nous faire tomber.

Après une descente tout schuss, nous rejoignons épuisés, le camp à 9h45 pour avaler un pancake.

A peine une demi heure de pause et il nous faut rejoindre la civilisation,12 kilomètres plus bas. Chaque pas nous arrache une grimace de douleur et nous arrivons finalement à 17 heures au village.

Bilan : 13 heures de marche, 10 chutes pour Océ, 5 pour Jul, 5 ampoules  taille « pastèque », les genoux ruinés, de la poussière volcanique dans le nez, les oreilles, les yeux et des courbatures XXL.

No pain no gain!

On a loupé l’avion mais on s’est pas loupés…

Hier après-midi, nous avons pris la route de l’aéroport de Phnom Penh prêts à partir pour Hong Kong mais arrivés sur place, mauvaise surprise, vol annulé. Ah ces low cost, c’est pas cher mais un sens du service exceptionnel : aucun mail pour prévenir,  à peine des excuses et aucune compensation. Air Asia a pourtant été élue meilleure low cost du monde et le PDG a été décoré de la légion d’honneur, on se demande bien pourquoi !

Enfin, cette journée supplémentaire à Phnom Penh nous a donné l’occasion  de revoir Nico , qui venait à peine de rentrer du Vietnam. Il nous a régalé d’une grandiose découverte de Phnom Penh by night.

On a commencé la soirée par un bar à expat’, L’Equinoxe, dans lequel il y avait un concert sympa. Après quelques bières et quelques vodka redbull, nous avons enclenché la seconde. Direction, Le Poontoon, une boîte construite sur le fleuve Tonlé Sap. Le temps de profiter d’un peu de vent et d’un mix de dance des années 80-90 avec un Michael Jackson local en lutte avec la gravité et un rital à bretelles.

On ne peut pas dire que l’on connaît la nuit à Phnom penh sans avoir vu le bar qui a inspiré Platoon. Donc en route pour “the Heart or Darkness” qui porte définitivement bien son nom…

Tout ce que Phnom Penh comptent d’arrachés semblent s’être donné rendez vous dans ce lieu où il faut surfer entre les prostitués…

Enfin, derniers verres face au lever du jour au White Cobra.

Couchés 7 heure du mat’, courte nuit vu que les check out c’est toujours à midi…

S’en sont suivies quelques heures d’errance dans la chaleur de Phnom Penh avec une belle tentative d’expérience culturelle : on s’était donné rdv avec Nico et Flo au Musée National…On a essayé de s’imprégner des statues de Shiva et Ganesh mais sans clim’ et avec l’énergie d’un escargot sans coquille, çà a vite ressemblé à une lente agonie… Comme disait Nico, on aurait pu se faire racketter par un gamin de 10 ans sans avoir la force de se défendre.

Soirée « Coupe du monde » à la tibétaine

Pour  célébrer notre ascension jusqu’au camp de base de l’Everest et notre nuit chauffée à la bouse de yak, nous avons dès le lendemain mis fin à notre période de sevrage et avons testé la vie nocturne tibétaine à Shigatsé, ville étape sur notre retour vers Lhassa.Après un restaurant arrosé de Lhasa Beer (the beer from the roof of the world dixit l’étiquette), nous avons suivi notre guide namhla et ses amis dans un de leurs bars favoris.

Au menu, bière servie dans des verres à shot XXL et spectacles tibétains surprenants(voir video dans flickr). Autre surprise, la bière se boit cul sec (l’expression les a beaucoup amusés) et dès que le verre est vide, une armée de serveuses se précipite pour remplir les verres vides. Je vous laisse imaginer les dégâts (ah Léonce, si une serveuse se tenait à côté de toi et te remplissait ta pinte dès que tu bois une gorgée…)

Puis nous avons enchaîné sur une boîte, après s‘être entassés dans un taxi à 7. Les taxis tibétains sont moins regardants que les taxis parisiens…Et là dès l’entrée c’était trop fort : du hip-hop tibétain live avec un rappeur habillé en costard.   On a eu le droit aussi à la danse tibétaine traditionnelle en rond et pu observé des particularités locales : les filles dansent le slow entre elles et les mecs aussi. Océane a d’ailleurs eu beaucoup de succès auprès d’une chinoise d’1m40 qui après avoir dansé avec elle, est revenue avec sa bière sur un plateau à boire cul sec en duo. Jul n’était pas en reste, aux premières loges du show avec les tibétains. Oui oui c’est bien lui au centre sur la photo. 

Sur le coup des 2h30 , le match de la France est passé sur écran géant derrière le podium mais nous n’étions plus très concentrés. Jul voyait les joueurs doubles du coup, ça l’a vite fatigué…

Conclusion, première fête  depuis le départ, on a pas perdu nos marques… Retour à  hôtel à 4 heures du matin et lendemain difficile…La cuite à 4000 mètres, même à la bière, çà fait pas que du bien…cf jul le lendemain dans le coffre de la jeep.

Sur le toit du monde

Après 2 jours de Jeep, en compagnie de Lauren, une américaine bien sympa, d’un guide et d’un chauffeur tibétain pur jus, on a enfin atteint le camp de base de l’Everest (altitude 5200 mètres). Sur le trajet, on a pu observé des paysages à couper le souffle, des tibétains d’un autre âge, se déplaçant en charrette, utilisant des chevaux ou des yaks pour labourer les champs…

Bref, aussi un voyage dans le temps. Nous avons atteint le point de départ pour l’ascension vers le camp de base hier en fin d’après-midi. Les 4 km de montée nous ont quand même pris presque 1h30 pour arriver au dernier check point de l’armée chinoise et surtout une colline avec une vue imprenable sur l’Everest (qomo langma en tibétain). Regardez comme on etait heureux sur le toit du monde!!!

Nous n’avons pas eu trop de problèmes avec l’altitude, juste les yeux gonflés pour jul et un peu de stress pour océ. Nous sommes ensuite descendus à 5000 mètres d’altitude pour passer la nuit dans une tente tibétaine au pied de l’Everest. Nous avons appris le jeu de carte « le trouduc » aux tibétains et y avons joué jusque tard . On s’est bien marrés car les tibétains étaient à fond et adoraient se traiter mutuellement d’asshole ! On faisait un peu moins les malins quand est venu l’heure de dormir et nous avons dormi avec tous nos vêtements plus deux couettes. En effet autant le soleil tape fort la journée autant la nuit il gèle ! Et malgré le chauffage à la bouse de yak, on n’avait pas vraiment chaud…